All material on this site is (c) copyright to the respective authors.   ISSN - 1481-3440

The AnthroGlobe Journal

An initiative to broaden international electronic communication in Anthropology

 

LES INSTRUMENTS DE GESTION D’UNE VIE COMMUNAUTAIRE HARMONIEUSE

 

© Urbain Amoa

Ecole Normale Supérieure- Abidjan

First Posted: 20 November 2005

Dans les Regrets, Joachim Du Bellay dans les Antiquités de Rome, nous offre un beau texte qui, ainsi commence :

« Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestui-là qui conquit la Toison, 
Et puis est retourné, plein d’usage et raison,

Vivre parmi les siens le reste de son âge ! 

Sur ce ton analogue à celui des Béatitudes, Joachim Du BELLAY célèbre sa lassitude d’exilé et son regret mélancolique du pays natal. L’exilé : qui est-ce donc ? De ce substantif, il peut être retenu plusieurs définitions qu’offrent tous les dictionnaires. Pour l’intelligence de nos propos, nous retenons que le Négro-africain, par le fait de sa salutaire et fatale rencontre avec l’Homme Blanc aura, pour des siècles et des siècles, effectué un voyage qui, sur ses neurones aura fait le siège. Cet exil effectué EN SOI aura annihilé, en le Négro-africain, l’essentiel de ce qu’il est, et qu’il aura été obligé de nier et de rejeter par le fait de la nécessaire ignorance de ce qui est BON – EN – SOI et de ce qui est BON – POUR – SOI. Ainsi l’Homme Blanc et ses manières et ses matières , auront été imposés comme ce qui est BON – EN – SOI, obligeant en conséquence, le Négro - africain à effectuer un voyage en lui-même pour loger en son inconscient ce qui aura été défini comme norme (le BON – EN – SOI) et que l’Homme Blanc colonisateur aura imposé comme norme. Dès lors, ETRE pour la survivance de l’intelligentsia africaine des années 50 – 60, ne devait avoir qu’une seule et unique signification : ‘‘Etre comme’’ et non plus Etre – en – Soi. Liaison fatale ou alliance humanisée ? Cette alliance de maître à esclave aura ainsi fait croire à l’ancien maître que les séquelles de la sclérose auront gangrené toutes les consciences des anciens esclaves et celles de toutes leurs descendances, au point qu’il ne puisse s’en trouver, qui soient encore suffisamment lucides malgré l’ère tutélaire bâtie « à l’ombre de leurs serres » comme l’écrit David DIOP pour qui ces ‘‘Vautours’’, se seront servis de tout, y compris de l’eau bénite, pour obliger le Négro-africain à ne se voir qu’en tant que sujet indigène voire vulgaire et ce, encore une fois, pour des siècles et des siècles et donc de génération en génération. Dans un tel environnement pollué et polluant, qui donc sauvera le Nègre si ce n’est le Nègre lui-même ? Dans un tel environnement à quoi serviraient des euros et des dollars de dédommagement matériel si ce n’est d’abord et avant tout pour libérer les neurones et mettre en chaque Négro-africain une nouvelle programmation neuronale et neuro-linguistique ? Dédommager l’Afrique de ces vagues de traite négrière, de l’esclavage, de l’exil culturel et de l’isolement de Sékou Touré et de Kwamé N’krumah, des cascades de coups d’Etat programmés depuis l’Europe, de la mort de Thomas Sankara et aujourd’hui des nouveaux pillages de l’Afrique par l’Europe sous couvert des rébellions armées, n’est qu’un leurre si l’intelligentsia africaine ne rompt pas courageusement ce fatal cordon ombilical qui lie l’Afrique à l’Europe tout en sachant avec finesse, habileté et élégance s’inspirer des richesses actuelles de tous les autres continents.

Dans un tel contexte, comment ne pas oser interroger les systèmes éducatifs africains (donc l’éducation) en créant des structures et des institutions académiques à la fois classiques et novatrices, adaptées aux réalités africaines et mondiales pour qu’enfin les Africains eux-mêmes se résolvent à partir de l’Afrique à re-construire l’Afrique à l’instar de l’action que mènent au quotidien les termites et à bâtir leurs termitières.

« Si la termitière vit qu’elle ajoute de la terre à la terre… »

Ainsi on a assassiné tous les mossé écrit Maître Frédéric Titinga Pacéré. Et à sa suite l’on peut aujourd’hui s’écrier : « Ainsi on a assassiné tous les nègres ». Ils avaient leur organisation sociale et leurs modes de gouvernance, le colonisateur leur a dit : « Votre organisation sociale avec vos systèmes de chefferie ne valent plus rien» ; et ils y ont cru et ils s’en sont détachés. Ils avaient leurs médecines, le colonisateur leur a dit : « Votre pratique de guérison s’appelle pharmacopée et idolâtrie  et vos langues, des langues vernaculaires » ; ils y ont cru et ils s’en sont défaits. Ils avaient leurs croyances et leurs modes de pratique spirituelle, le colonisateur leur a dit : « Ca, ça s’appelle sorcellerie » ; ils y ont cru et ils s’en sont défaits. Ainsi on les a assassinés, eux et tous les enfants à naître. C’est pourquoi nos yeux rouges du sang de tous ceux qui ont été assassinés par nos incompréhensions diverses nous réclament de dire la vérité telle que perçue par un conte philosophique des Mossé qui rappelle à notre conscience, les vers ci-dessous :

« Si tu dis la Vérité
Je te tue !
Si tu ne dis pas la vérité,
Je te tue !
Autant dire la vérité,
Et avoir au moins en mourant,
La satisfaction
D’avoir pu laisser
Une vérité à la terre ».

Dire la vérité et agir pour le triomphe de la vérité par la recherche et l’action qui puissent nous permettre de restituer à l’Africain sa conscience d’être humain capable de produire, de créer si et seulement s’il se donne le temps de conceptualiser donc de passer de la théorie à la pratique et vice versa, jusqu’à ce que soit énoncée une vérité que nous appelons vérité collective et qui, en Afrique ancienne, ne s’obtient qu’à l’issue de plusieurs séances de concertation, de lobbying et de palabres africaines synonymes elles-mêmes de brainstorming.

Dire donc « Si la termitière vit, qu’elle ajoute de la terre à la terre », c’est poser par avance comme principe que l’on admet ce qu’est la termitière et que l’on en admet l’existence. Ainsi la termitière de la connaissance libératrice, porteuse elle-même d’une puissance culturelle, aura été bâtie par des précurseurs. Ainsi Cheikh Anta Diop, dans L’Unité culturelle de l’Afrique noire pose que le culte des Ancêtres est universel et il le précise en ces termes : « Chaque famille à son nom totémique celui de son ancêtre mythique, de son clan, de son genos pour ainsi dire, mais à base matrilinéaire. Par exemple, ajoute-t-il, les guélwar Diouf ont comme totem une sorte de lézard, appelé Mbossé : ils sont les seuls à avoir le droit de faire des libations pour cet animal » (p. 179-180).

Ainsi Léopold Sédar Senghor dans Comme les lamantins vont boire à la source extrait d’Ethiopiques écrit : « (Chez les Négro-africains), il suffit de nommer la chose pour qu’ apparaisse le sens sous le signe. Car, écrit-il, tout est signe et sens en même temps pour les Négro-africains. » Et Senghor d’ajouter : « Je me rappelle la réception dont m’honora, à Yamoussoukro, mon ami Houphouët Boigny. Parée, en ordre de cérémonie, toute la noblesse baoulé. De longs colliers d’or et des plaques larges comme la main ; des chasse-mouches aux manches recouvertes de feuilles d’or ; surtout des diadèmes où l’or sculptait l’éléphant, araignée et corne d’abondance ». Cet ordre, ces regalia me parlaient un langage parfaitement clair » (p. 158-159). Ainsi Georges Niangoran-BOUAH nous invite à interroger, avec la théorie de Sankofa, notre passé non pour nous y installer mais pour y puiser ce qu’il y a de Beau et ce, dans le dessein de venir aider à bâtir un monde nouveau. Et au nombre de ces richesses, figurent l’art du griot avec la griotique de Dieudionné - Séraphin Niangoranh PORQUET et la quête spirituelle de Jean-Marie ADIAFFI avec le « bossonnisme ».

Et puisque la termitière vit, nous y ajoutons ce qu’aujourd’hui nous appelons la théorie de l’élégance langagière qui postule que ETRE, c’est savoir ETRE avec l’Autre ; que le savoir Etre passe nécessairement par le Savoir-dire en tant que manifestation visible du savoir de l’Intérieur de tout Etre.

Pareille aventure exige que nous soyons conscients de la valeur de la puissance culturelle qui, en nous, somnole. Qu’ayant pris conscience de cette puissance culturelle nous mettions en place – à l’instar de l’Université des Temps Libres – des structures qui interrogent de façon scientifique des pratiques hélas quelquefois perçues comme empiriques voire indigènes parce que tout simplement expression des valeurs et civilisations nègres.

C’est donc ce va-et-vient entre l’Université et la chefferie coutumière, ce va - et- vient entre l’Université des Temps Libres, les ONG et les entreprises, ce va-et-vient responsable entre l’Europe et l’Afrique – dans un souci de partenariat donc d’égalité de compétences et de performances - que l’Université des Temps Libres se prédispose à effectuer. C’est donc, pour tout dire, un voyage scientifique vers nos villages (Mouvement du Come back to the native village) en tant qu’espaces physiques ou idéels. Ainsi fait, l’Université jouera pleinement son rôle d’opérateur culturel scientifique pour des cités comme les nôtres, quelquefois encore hélas plongées dans un obscurantisme qui anéantit toute velléité d’élévation. Ainsi fait, l’Université africaine sera effectivement au service de toute action de développement tant sur le plan culturel, économique que politique. En résumé, l’Université dont nous rêvons et que nous voulons réaliser, est une Institution académique qui, en amont conceptualisera (programme de conceptualisation), à mi-parcours expérimentera (action de terrain) puis en aval reviendra en Laboratoire pour guider et orienter les choix et politiques de développement : telle est l’ambition et telle est notre part de détermination en laquelle nous croyons pour bâtir une Nation et un Continent puissants.

Nous nous félicitons donc de vous savoir ici pour nous encourager dans ce sens mais aussi et surtout pour aider le plus grand nombre d’Africains possible à comprendre et à admettre que, autant sans le XVIIIè européen l’Europe qui continue de balbutier aura davantage balbutier, autant sans un XXIè siècle où triompheraient la connaissance et la conceptualisation en Afrique pour l’Afrique et ce, loin des experts européens en questions africaines, l’Afrique continuera de tourner en rond , de reculer et d’être une proie privilégiée pour une certaine classe d’hommes politiques européens.

Puissent chaque femme et chaque homme déjà en situation professionnelle ou non, s’engager à élever sans cesse et toujours son niveau de connaissance initiale.

Et puisque la termitière vit, elle ajoutera de la terre à la terre et ainsi, revenu(e) d’un exil réel ou virtuel, chaque citoyen(ne) œuvrera à asseoir dès aujourd’hui et pour demain, une nouvelle programmation neuronale pour la libération de l’Afrique par l’Afrique et pour l’Afrique et ce, à partir de l’Afrique.

Qu’au début de ce siècle, chaque élément de l’intelligentsia africaine, où qu’il se trouve et quoi qu’il fasse, s’engage à effectuer un voyage au pays de Kaïdara c’est - à - dire le pays de la Connaissance libératrice, ainsi que nous le recommande le conte initiatique peul que Amadou Hampaté Bâ aura fait connaître aux nouvelles générations africaines à travers son œuvre Kaïdara.

 

I/ Les valeurs traditionnelles

Les valeurs traditionnelles, c’est l’ensemble des richesses et du patrimoine d’un peuple, susceptible d’aider ce peuple à se développer et à prospérer au fil des ans de façon harmonieuse. C’est donc aussi bien les us et coutumes, les arts les cultes et les rituels dans ce qu’il y a de noble et ces pratiques au regard du respect de la valorisation de la personne humaine. Ainsi peut-il être admis que l’unité de mesure de ces valeurs est le village socle de la de l’expression culturelle d’un peuple.

Or « la culture peut être perçue à partir de deux approches : l’une psychologique, faisant référence à l’individu, l’autre sociologie se fondant sur la société »(1). Quant à « la notion de culture, elle suppose deux conditions : l’existence d’une société (population, groupes ethniques, classes sociales, groupe professionnels) à un moment donné de l’histoire ; la présence d’un milieu physique qui sert de substrat, de cadre à la société et d’objet à son travail(2) »

« Ensemble des valeurs matérielles et spirituelles appartenant à une société humaine, la culture est d’abord de l’ordre de l’action collective : action sur la nature et dans la société, action des groupes les uns sur les autres et sur les membres, pour les transformer en citoyens et en êtres moraux(3) »

L’action de la culture sur la Cité est donc possible par le fait que celle-ci est prend en compte aussi la manière de …‘expression) que ‘‘l’interlocuteur de l’homme sur la société et de la Société sur l’homme.

De ces valeurs il peut être retenu les supports et axes de réflexion ci-dessous :

  • le schéma de communication et de métacommunication en Afrique ancienne ;
  • l’hospitalité ;
  • les alliances inter ethniques.

I. 1. Le schéma de communication: le Schéma "A.U" de Communication en Afrique ancienne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  1. JE 1, par le fait du respect de la théorie de la loi du silence, s’oblige à se taire officiellement parce que par habitude et par le jeu de la communication JE 2 sait donner l’essentiel à TU 2 qui distille la parole, la soigne et l’embellit de façon à prévenir tout conflit entre les personnes humaines et les peuples: JE 1< et TU 1 restent attentifs à la jonglerie langagière entre JE 2 et TU 2.
  2. En Afrique ancienne et singulièrement chez les GUR, les KWA, les KRU et les MANDE la parole proférée est toujours amortie, filtrée, tamisée avant d’atteindre la cible ou l’interlocuteur.

 

I. 2. De l’hospitalité comme principe d’intégration

Les peuples naissent, s’organisent et se structurent jusqu’à devenir – à partir d’un noyau – un cercle. L’agrandissement du cercle, est alors soumis à plusieurs facteurs.

Ainsi lorsque JE s’ouvre à JE pour opérer son extension, (sa croissance ou son agrandissement), la croissance, parce que homogène, reste fermée à JE. Or l’histoire des peuples impose un nécessaire va-et-vient qui exige une acceptation (volontaire ou non) de TU généralement un aventurier et quelquefois un volontaire pour vivre avec JE. Cette volonté de TU à vouloir être avec JE, à vouloir être en JE voire à vouloir devenir JE peut se faire par une intégration souvent violente, quelquefois douce. En effet prise comme un acte passager, la cohabitation de JE et de TU s’accepte jusqu’à ce que JE se découvre en train d’être envahi par TU soit quantitativement soit qualitativement. Dès lors, la charité, l’accueil chaleureux offert par JE en situation d’insécurité peut être soit ralenti, soit codifié, soit interrompu. De là naissent des conflits entre les peuples parce que l’enracinement de TU lui aura fait croire que  légitimement, il a le droit de se substituer à JE et ce dans le royaume de TU. Dans une telle approche l’on comprend mieux le sens du verbe hospitaliser dont la racine est hôpital en tant qu’établissement public ou privé qui reçoit et traite les malades . Quoi qu’il en soit, l’état de malade étant passager, il faut admettre qu’on ne se fait recevoir à l’hôpital que pour un laps de temps. Que l’objectif principal de tout médecin traitant est sinon de libérer, du moins de soulager son patient. Il va sans dire aussi que le vœu de tout patient est d’avoir les produits pharmaceutiques et le viatique indispensable à sa guérison, c’est-à-dire, d’être en possession d’un essentiel vital qui lui permette de retourner comme Ulysse, vivre décemment chez les siens, c’est-à-dire à ses origines, le reste de ses âges ; entendu et admis que la terre de TU n’est toujours qu’une terre d’emprunt jusqu’à ce que l’histoire des migrations des peuples impose d’en faire – par consentement ou par violence sa première ou sa seconde terre. C’est-à-dire alors jusqu’à ce que l’on transforme l’hôpital, espace provisoire de quête de sa guérison en une cour familiale, privant ainsi le médecin traitant de liberté d’exercice de sa science et d’autres malades, d’autres patients, de jouir des avantages de tout traitement médical. Telle est donc la relation entre l’art d’être hospitalier et l’amertume d’être hospitalisé par TU chez JE

Dans les civilisations africaines plus solidement construite est la cellule sociale, plus résistante est la substitution de JE par TU. JE est et demeure le noyau autour duquel gravite TU quelle que soit l’ouverture qui peut être faite à TU presque toujours chargé d’une puissance divine à laquelle l’on offre chants, danses voire lit conjugal, et ce pour être à l’abri de toute malédiction. Mais TU, c’est aussi un passant qui peut tout emporter : richesses et secrets.

Quoi qu’il en soit, pour l’Africain des temps anciens, TU mérite que lui soient accordés des égards, souventes fois expression d’une naïveté certaine ainsi que le rappelle L.S SENGHOR dans Chaka (Ethiopiques)

« … Ah ! te voilà voix blanche, voix partiale, voix endormante.

Tu es la voix des forts contre les faibles, la conscience des possédants de l’Outre-Mer.

Je n’ai pas haï les Roses-d’oreilles. Nous les avons reçus comme des messagers des dieux

Avec des paroles plaisantes et des boissons exquises

Ils ont voulu des marchandises, nous avons tout donné : des ivoires de miel et des peaux d’arc-en-ciel

Des épices, de l’or, pierres précieuses, perroquets et singes que sais-je ?

Le noir africain (JE ici) dans sa volonté naïve offre tout ce qu’il a de beau. Son souci de faire plaisir à TU (les blancs) l’oblige à se dessaisir de TOUT, à aller même à la conquête de l’impossible comme le Christ offrant les dernières lanières de ses vêtements en haillons. N’est-ce pas ici une autre illustration du mythe du bon sauvage non encore corrompu par l’ingratitude de TU ?Et à L.S. SENGHOR d’exprimer son calvaire, sa douleur profonde face à l’ingratitude et à la cruauté de TU qui en guise de récompense offre à JE, des armes de guerre :

« Oui en apprenant leurs canons, je devins une tête.

La souffrance devint mon lot, celle de la poitrine et de l’esprit ».

Les canons de TU tonnent sur JE qui lui aura accordé l’asile parce que TU veut se substituer à JE sur la terre de JE. Et c’est peut-être là où il faudrait veiller à ne pas confondre le substantif « hospitalité » et le participe passé « hospitalisé ». Et c’est peut-être là où tous les peuples, qu’il s’agisse des peuples des anciennes cités ou des contrées nouvelles doivent apprendre que JE et TU doivent s’obliger – même s’il est convenu qu’en toute cité il est des propriétaires (premiers habitants ayant opté de faire d’une terre un lieu de résidence pour eux-mêmes et pour leurs descendances) et des locataires (personnes ayant choisi de faire d’une terre qui historiquement n’est pas leur par le fait de l’appartenance de leurs parents grands parents par exemple à une terre qu’ils auront reconnue ou vécue comme mère-patrie).

Et si d’aventure le concept d’hospitalité devrait être appliqué aux peuples africains des savanes et des déserts, que ne devrait-il l’être aussi pour les peuples des forêts et des mangroves ?

Comme valeur, l’hospitalité devrait pouvoir consister essentiellement dans l’acte mais aussi l’art de SAVOIR – VIVRE – AVEC : avec soi-même en Soi et avec l’Autre pour Soi, c’est-à-dire dignement. Vivre avec au sens noble et non plus uniquement ensemble donc aussi de façon confuse, suppose que l’on s’inspire principalement de l’art de gérer les cités africaines dont le fondement théorique est l’art de la connaissance et de la gestion du consensus, et la palabre (rhétorique africaine), la méthode pour y parvenir, pour y accéder. Et si être hospitalier devrait ne signifier que « être hospitalisé… »

 

I. 3. Les alliances inter-ethniques comme clefs de résolution des conflits

Avant toute approche définitionnelle, interrogeons l’histoire ancienne pour mieux connaître et comprendre la nôtre. Le dictionnaire de la mythologie grecque et romaine de Joël SCHMIDT rapporte le récit suivant :  « Les grecs et les Romains pensaient que l’humanité avait vécu pendant de longs siècles, sous le règne de Cronos (dieu qui gouverna l’Univers avant le règne de Zeus et les dieux de l’Olympe), affranchie de la souffrance, et dans un état continuel de joie et de béatitude. Les mortels ne connaissaient sous cet âge d’or ni la haine ni la guerre ; ils vivaient toujours jeunes dans l’amour et le respect d’autrui et pratiquaient les jeux et les réjouissances les plus vertueuses. (…) Mais Zeus vint détrôner Cronos. Alors succéda à l’âge d’or, l’âge d’argent. La terre quoique fertile, dispensa plus parcimonieusement ses richesses. Le travail devint une obligation. Les hommes commencèrent à connaître la souffrance ; on partagea la terre et les biens ; chacun s’enferma jalousement derrière les limites de son champ ». Déjà, dans un tel contexte, les alliances pouvaient aider à dédramatiser les conflits.

Définition 1 : les alliances inter-ethniques

  • une alliance  est un accord entre des personnes, des groupes ;
  • une alliance  est un pacte conclu, selon la Bible, entre Dieu et le peuple hébreu ; c’est pour les chrétiens l’ancienne alliance, la nouvelle étant celle qui lie Dieu à l’ensemble des chrétiens.

 

Définition 2: Les parentés à plaisanterie.

Lorsque l’on est uni par alliance on est des parents ou des alliés :

  • la parenté est la relation de consanguinité ou d’alliance qui unit des personnes entres elles.
  • le système de parenté est un ensemble cohérent de relations existant entre les parents d’une même famille, d’un même groupe ; lorsque ce système se caractérise par un jeu ou une plaisanterie au moyen d’une jonglerie langagière en vue de la libération de soi et dans le respect de l’Autre, uniquement dans le dessein d’amuser, on parle alors de parenté à plaisanterie. En ce sens, une alliance inter- ethnique peut avoir comme partie visible une plaisanterie sans qu’elle en soit le synonyme.

 

Quelques types et appellations des alliances inter-ethniques

  • Nan est l’abréviation de Nanan en agni ou en baoulé. Nanan (grand-père ou grand – mère ou ancêtre) a donné l’expression : « yé nin bè di nan qui signifie : nous sommes en alliance avec eux » ; quant aux alliés, ils s’appellent entre eux »nanan » et pour chaque nanan, chaque citoyen de l’autre groupe est «son esclave » ainsi que le veulent les pratiques de jonglerie langagière entre grands – parents et petit-fils. 
  • ‘‘Toukpè’’ selon le professeur Georges N. BOUAH, «Toupkè » est une institution des temps anciens pour régler des conflits sociaux et pour gérer la paix de façon perpétuelle… ‘‘Toukpè ti anangaman liké’’. Les Baoulé disent, rapporte le Professeur G.N. BOUAH : ‘‘Toukpè léa ba, sanguè okoun soulan ». Toukpé, précise-t-il, signifie «tou » c’est-à-dire «saute » et «kpè » ou coupe ou traverse ; autrement dit, transcende.
  • Meinou  : Meinou chez les dida de Lakota signifie : alliance. Les dérivés de Meinou sont entre autres, Meinou – gnonc’est-à-dire mon allié etmeinou-wanpour dire les alliés.
  • Atoudjiré : telle est l’appellation de cette pratique chez les Kroumen qui sont en alliance avec les Dida et les Abouré. Atoudjiré signifie : il y a quelque chose entre nous.
  • Rakiiré  : c’est chez certains peuples du Burkina Faso, le mot par lequel l’on désigne la parenté à plaisanterie.
  • Senenkounia  : ‘‘ Par exemple écrit Bokar N’Diayé dans L es Castes du Mali (1970), les Diarra sont les senenkoun des Traoré. Le senenkounia est pratiqué par toutes les populations du Mali. Dans ce mot, sénin signifie mettre en terre, enfouir, fixer dans, se lier à, s’adosser à. A ce verbe s’ajoute le suffixe Koun (tête). Le tout donne «mettre les têtes ensemble ». Le senenkounia se définit alors littéralement comme l’art de mettre les têtes ensemble.
  • Dyo  : c’est une alliance sacrée entre deux individus et qui a pour but de créer entre eux une sorte de parenté analogue à celle qui lie deux frères consanguins. Ces frères devenus sont l’un pour l’autre un dyo ou djon ou dyon c’est-à-dire esclave. Ainsi l’on entendra l’expression : celui-ci est mon djon.

Les alliances inter-ethniques ou les parentés à plaisanterie sont donc une institution sociale qui permet de résoudre des conflits, et il en existe plusieurs types :

  • les alliances inter- communautaires ou ethniques ;
  • les alliances intra-familiales ;
  • les alliances patronymiques ;
  • les alliances matrimoniales.

Quant à leurs fonctions, elles sont multiples et elles visent à :

  • la catharsis (exorcisme)
  • la théâtralisation
  • la fraternisation
  • la dédramatisation
  • l’assistance mutuelle

Les alliances inter-ethniques ou les parentés à plaisanterie concourent à la mise en place de la paix.

Les recherches de M. Kouadio Yacouba laissent apparaître plusieurs origines :

  • les conflits armés déclenchés par des rapts de femme : c’est le cas des Yacouba et des Gouro.
  • la conquête de Samory Touré  : c’est le cas des Sénoufo et des Malinké (Touré) puis des Tagwana et des Mangoro.
  • Les conflits dont l’élément déclencheur est la transhumance  : pacte signé à la suite d’un conflit survenu après un dégât commis par un troupeau de bœufs. C’est le cas des Malinké et des Foula.

Selon Bokar N’Diayé (Mali) : «Les nobles sont une sorte de code moral dont les règles régissent leur vie en famille et au sein de la collectivité. Les principales règles de ce code sont : le dévouement désintéressé, le courage, l’hospitalité large et loyale, la justice, le respect de la parole donnée quelles qu’en soient les conséquences ultérieures. En aucun cas un vrai ton’ tigui (ou Horon), celui qui peut établir selon sa généalogie qu’il est issu d’ancêtres ayant la condition d’homme libre, par opposition au Dijon, un captif, ne doit mentir, voler, trahir, calomnier ou être parjure.

«Ce sont ces lois rigides qui constituent le fondement de la coutume qui relie les générations les unes aux autres à travers les âges (…) »

«Les Horon pratiquent, soit entre eux, soit avec les Nyamakala (nyma, fumier, ordure et kala, bien) c’est-à-dire les artisans, les griots et les musiciens, le senenkounia qui est en quelque sorte un pacte d’alliance et d’assistance mutuelle entre les membres de certains clans. Un individu ne doit jamais faire volontairement du mal à son senenkoun ni lui refuser quoi que ce soit pour peu qu’il soit à même de lui donner satisfaction. En général les senenkoun se connaissent au prononcé de leurs diamou (ce qui grandit, ce qui honore – le nom patronymique) respectifs. Par exemple, les Diarra sont senenkoun des Traoré, les N’Diaye des Diop, les Sidibé des Sangaré, les Niang des M’Baye etc. S’il arrive à individu de se blesser devant son senenkoun, celui-ci doit plonger son doigt dans le sang du blessé et le porter à son front pour lui manifester son désir de partager sa souffrance. Deux membres de clans senekoun peuvent s’injurier publiquement sans conséquence, alors qu’il ne saurait en être de même lorsqu’il s’agit de deux individus de clans non alliés. Il ne faut pas en conclure que du fait que deux groupes sont associés par le senenkounia, ils doivent nécessairement avoir le même tana (interdit) ou qu’il doit y avoir entre eux un interdit quelconque sur le plan matrimonial. Deux senenkoun peuvent se marier et cela n’en rend que plus agréable leur union car ils sont tenus de ne jamais se faire souffrir réciproquement.

Le senenkounia est pratiqué de la même façon par toutes les populations du Mali, mais sous des appellations différentes. Il existe une autre forme d’alliance différente du senenkounia et pratiquée par les Bambara seulement. C’est le Dyo. C’est une alliance sacramentelle entre les deux individus et qui a pour but de créer entre eux une sorte de parenté analogue à celle qui lie deux frères consanguins. Les contractants procèdent soit publiquement soit seulement en présence de leurs proches ou de quelques familiers. Chacun d’eux extrait quelques gouttes de sang de son avant-bras par le moyen d’une légère entaille. Le sang ainsi obtenu est versé dans un même récipient contenant du lait de chèvre. Ensuite à tour de rôle les intéressés prenant les ancêtres à témoin, s’engagent solennellement à se considérer comme frères. Puis après avoir énoncé les conditions du pacte, ils absorbent le breuvage. A partir de cet instant celui qui fera couler le sang de co-contractant ou celui de quelqu’un des siens, encourra un châtiment terrible. C’est pour cette raison qu’aucun d’eux ne doit épouser les femmes appartenant à la communauté de l’autre tant qu’elles sont présumées vierges…

«Le sentiment de la solidarité était naguère très vif dans certains clans de nobles. Il se traduisait par l’indivision de la propriété et l’union de toutes des forces contre les nécessités de la vie et contre les dangers intérieurs et extérieurs. C’est ainsi que dans certaines régions, on constituait des champs collectifs dans les villages, dont les récoltes étaient réservées pour les besoins imprévus. »

 

II/ Les médias

L’ensemble des supports de diffusion de l’information (radio, télévision, presse imprimée, livre, ordinateur, vidéogramme, satellite de communication…) est appelé média ou mass média. Ce sont à la fois des moyens d’expression et des intermédiaires transmettant des messages à l’intention des groupes. Le média de groupe est donc un organe d’information et de communication destiné à une groupe. L’article 19 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme invite au respect de l’usage des médias en ces termes : Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression ; ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit.

La définition du terme ‘‘média’’ offre d’apprécier quelques types de médias dont l’usage, au lendemain du multipartisme, n’a pas toujours favorisé un parfait usage de cet instrument, essentiellement par le fait d’un manque de professionnalisme, d’un esprit partisan et d’une manipulation quelquefois excessive au profit de certains gouvernants. D’où la nécessité de poser un regard critique sur les médias d’Etat et les médias privés.  

En juin 1961, la presse ivoirienne connaît un nouveau et grand départ avec la création de l’Agence Ivoirienne de Presse qui, selon l’Encyclopédie Générale de la Côte d’Ivoire « devait bénéficier du monopole de la collecte, du traitement et de la distribution des éléments d’actualité ». L’Agence Ivoirienne de Presse (AIP) devient alors un service public dépendant du Ministère de l’Information. Ses abonnés sont : la radio, la télévision, Fraternité matin, la Présidence de la République, l’Assemblée Nationale et les grands services de l’Etat.

Dans la presse écrite, peut-être en souvenir de Abidjan - Matin créé en 1951, naît Fraternité Matin, premier quotidien ivoirien d’informations générales inauguré le lundi 7 décembre 1964. Dès son premier numéro du mercredi 9 décembre 1964, Fraternité Matin est annoncé comme étant « le grand quotidien d’information ».

Il est tout de même utile de rappeler que la presse écrite coloniale était très présente de 1910 à 1959, à travers des journaux comme ‘‘ La Côte d’Ivoire’’ (« premier vrai journal publié dans la jeune colonie »), renforcée plus tard par dix-sept (17) autres journaux dont « Notre voix » (1936), organe du Parti Socialiste SFIO en Côte d’Ivoire, avec comme but de soutenir la politique du Front Populaire et ‘‘ Trait d’Union’’ (1932) dont la ligne éditoriale visait essentiellement à développer les intérêts des colons de tous milieux. A cette époque, la défense des intérêts d’autres communautés était assurée par d’autres organes de presse : L’Indépendant créé en 1914 (les exploitants forestiers africains), ‘‘ L’Avenir’’ créé en 1914 (défenseur de la cause des Noirs), Le Progrès colonial, en 1924 (défenseur de la cause des Africains), Le Bulletin mensuel du groupement agricole de la basse Côte d’Ivoire en 1931 (protection des colons), L’Avenir de la Côte d’Ivoire, en 1932, (défenseur des intérêts des gros commerçants), L’Eclaireur de la Côte d’Ivoire, en 1935 (premier journal à vocation sociale, défenseur de la cause des chômeurs). Ni à l’ère coloniale, ni à l’ère du parti unique, la presse moderne, renforcée aujourd’hui par les NTIC, n’aura été absente dans les débats visant à former le citoyen et à orienter la cité. La grande question reste de savoir l’usage qu’il faut en faire pour qu’elle informe, dénonce et éduque tout en prenant conscience de l’idée qu’en éducation elle doit toujours et sans cesse être vertueuse.

Sous le parti unique, peu de journaux survivent. Les journaux qui connaissent un rayonnement certain sont ceux soutenus et financés directement ou indirectement par le parti au pouvoir. Dans les années 1990, avec le nouvel avènement du multipartisme, naissent environ cent journaux. Prolifèrent aussi les radios de proximité et trônent sur les cités africains, les grandes chaînes de radio et de télévision. Même si la presse écrite ne compte plus aujourd’hui qu’environ une trentaine de journaux, les organes de presse jouent un rôle prépondérant dans la gestion de la cité eu égard à leurs tendances et couleurs politiques.

La grande difficulté dans le domaine de la gestion des médias réside, singulièrement, dans :

  • le manque de professionnalisme des auteurs d’articles de la presse écrite ;
  • la connaissance approximative de la langue de communication aussi bien par les auteurs d’articles que le lectorat ;
  • le manque de moyens susceptibles de rendre crédible les journaux (mendicité, tenue…) ;
  • la manipulation politicienne des médias et plus particulièrement des médias d’Etat au profit d’une certaine classe politique;
  • l’opportunisme.

La presse africaine, pour être un outil de développement et de libération totale de l’Afrique, doit être solidement construite et ce sur trois piliers : une bonne maîtrise intellectualisée des cultures africaines, une bonne pratique des langues de communication (langues véhiculaires) et une pratique vertueuse de l’intelligence du contexte, dont le socle est et demeure l'Education.

 

III/ Les forces de sécurité de défense et le service civique

La sécurité c’est la situation dans laquelle nul, ni les biens de personne ne sont exposés à aucun danger, aucun risque d’agression physique, d’accident, de vol, de détérioration. Quant à la défense, c’est l’action ou le fait de défendre, de protéger. Dans l’un et l’autre cas l’Etat mais également le citoyen met ou contribue à mettre en place un système organisé et structuré qui rassure le citoyen dans son environnement. Ainsi la défense nationale est un ensemble de moyens d’organismes conçus pour mettre en œuvre pour défendre le territoire national. Quel peut donc être le rôle de l’armée pour atteindre ce but ? l’Encyclopédie Générale de la Côte d’Ivoire y répond en ces termes : « la défense de la Nation, le maintien de l’ordre et l’exécution des lois » (p 439).

Il serait tout de même illusoire d’imaginer que tous les périmètres d’un Etat peuvent concomitamment bénéficier de toutes les garanties possibles de sécurité. D’où l’originalité de l’armée ivoirienne au début des indépendances : « ne pas se cantonner dans un rôle spécialisé mais en étant au service de la Nation et de son développement, lui être au moins aussi utile en temps de paix qu’elle lui serait indispensable dans l’éventualité (…) d’un conflit armé (p.453) Quand à sa vocation essentielle « elle consiste à installer sur des terres défrichées, proches de leurs villages, des jeunes volontaires formés aux méthodes d’agriculture moderne, afin de favoriser la transformation progressive du milieu rural traditionnel en incitant les agriculteurs locaux à adhérer aux techniques modernes de production... ce service civique contribue d'autre part, à endiguer l'exode rural, l'un des fléaux des pays en voie de développement (p.453). Dans cette optique, même les prisons deviennent de véritables centres de rééducation, de réarmement moral et de rééducation et de préparation à une réinsertion sociale positive.

 

IV/ La justice

Est appelé justice, le principe moral qui exige le respect du droit et de l’équité. La justice sociale est un ensemble de conventions ou de règles qui exige des conditions de vie équitables pour chacun. Quérir la justice, c’est avoir une qualité morale qui consiste à être juste ou à respecter les droits d’autrui : il s’agit ici de la vertu.

Il est à retenir trois ordre de juridictions : l’ordre judiciaire, l’ordre administratif et l’ordre coutumier. On distingue plusieurs types de tribunaux :

  • les tribunaux judiciaires ;
  • le tribunal d’instance (tribunal de police ou pénal) par arrondissement ;
  • un tribunal de grande instance (tribunal correctionnel ou pénal) par département ;
  • les tribunaux pour enfants
  • les tribunaux d’exception.

 

V/ La société civile

Est dite société civile, une partie de la société organisée ou non en organisation et association. Par son action de représentante de la société, elle agit sans but lucratif…… en son nom pour rappeler à l’Etat ses devoirs vis-à-vis des citoyens. Il existe plusieurs types de sociétés civiles :


Bibliographie indicative

 

DEGNI-SEGUI (René), Les Droits de l’Homme en Afrique Noire francophone (théories et réalités), Abidjan, CEDA, 2001, 343 pages

Ministère de la Communication et de la Culture (Burkina Faso), Les grandes conférences du Ministère de la Communication et de la Culture, Ouagadougou, Imprimerie de l’Avenir du Burkina, 1999, 267 pages

PACERE (Frédéric Titinga), Ainsi on a assassiné tous les Mossi, Québec, Ed. Naaman de Sherbrooke, 1979, 168 pages.

AMON D’ABY (François-Joseph), Le problème des Chefferies traditionnelles en Côte d’Ivoire, Abidjan, Dakar – Lomé – NEA, 1988, 62 pages.

 

 

Ministre des Affaires culturelles : Actes du séminaire sur : ‘‘Le rôle et la place de la culture dans la nation ivoirienne,’’ Abidjan 27 – 30 décembre 1977, p.33

Ministre des Affaires culturelles : Actes du séminaire sur : ‘‘Le rôle et la place de la culture dans la nation ivoirienne,’’ Abidjan 27 – 30 décembre 1977, p.33

Ministre des Affaires culturelles : Actes du séminaire sur : ‘‘Le rôle et la place de la culture dans la nation ivoirienne,’’ Abidjan 27 – 30 décembre 1977, p.33

 
 

All material on this site is (c) copyright to the respective authors but may be copied or printed FOR PERSONAL USE.